Conférence : La Vie d’un Groupe

LA MUSIQUE

La Vie d’un Groupe par Alexis BENOIT

écrit par Kévin ROLIN-BÉNITEZ – SRC-1

Illustration vie d'un groupe

Pour cette dernière présentation de la journée, Alexis Benoit (chanteur / claviériste), et deux amis provenant de son groupe Katy’s Lips (Thibault Thomas guitariste et Benjamin N’Kaoua batteur et pianiste) tenaient à donner quelques clés pour aider un groupe débutant à se faire connaître. Les conseils et astuces concernaient tout d’abord la communication, avant de s’attarder sur des conseils plus techniques sur la musique en elle-même et les concerts.

Tout d’abord, Alexis conseille de réaliser une maquette des compositions de son groupe. Il s’agit d’une démo d’un ou deux morceaux. La Rockschool Barbey à Bordeaux propose un bus aménagé servant de mini studio afin d’enregistrer à l’intérieur. Les maquettes peuvent ouvrir la porte à des bars, mais aussi à la participation à certains tremplins. Un tremplin est cependant plus compétitif, puisqu’il offre l’opportunité d’être confronter à la prestation de d’autres groupes ainsi qu’à un vote de jury.  Des arnaques existent en ce qui concerne les tremplins, il faut alors savoir être vigilant. Un extented play, qui est un album en plus court, et qui peut comporter 4 à 7 morceaux est aussi idéal à réaliser pour aider à se faire connaitre.

Concernant les lieux où jouer, les bars peuvent permettre à un groupe de se faire un petit nom. Il s’agit en général de plaire au patron du bar et de convaincre, pour pouvoir obtenir l’autorisation de jouer dans l’établissement. Il faut savoir s’y présenter avant les happy hours, là où il y a le moins de monde, afin d’effectuer des démarches plus facilement. Le plus simple pour se faire connaitre, est de se créer un véritable réseau professionnel. En plus des réseaux sociaux comme Facebook et ses « évènements » les blogs, ou encore plateformes comme Youtube, peuvent vraiment aider à émerger, ce dernier moyen n’étant malheureusement pas cité lors de la conférence. La radio peut aussi aider, ainsi que des affiches, etc.

illustration concert

Un concert demande beaucoup de préparatifs.

La seconde partie de la conférence expliquait davantage les coulisses d’un concert. Les balances des instruments et du son sont effectuées avant un concert par l’ingénieur du son et aussi parfois par les membres du groupe. Il s’agit d’équilibrer les sources sonores, les volumes, de régler le son « façade » (celui que va recevoir le public), de disposer les colonnes d’enceintes, et aussi de régler le son « retour » pour les musiciens. Pour cela, des baffles sont placées derrière eux, avec le son de l’instrument amplifié, afin qu’il puisse entendre ce qu’il joue. Les instruments sont eux aussi égalisés, et l’on favorise le chant.

Une fiche technique est réalisée. Il s’agit d’une grille répertoriant les instruments, leurs marques, leurs amplifications, et indique si les différents éléments du concert ont été fournis ou non par le groupe. Un plan de scène est aussi effectué. Il indique la disposition des micros, des personnes sur scène et de leurs instruments, ainsi que les retours sonores et l’emplacement du DI. Le DI est la « boite de direct ». Elle transforme les sons asymétriques en sons symétriques, afin de protéger le public de sons parasites, et leur permettre d’avoir une bonne façade.

Thibault Thomas, à la guitare, après nous avoir joué un petit morceau, nous a expliqué les effets de la pédale aussi appelée pedalboard. On y branche un câble jack relié à la guitare, ce qui permet de donner un effet particulier. Il y a un cycle à respecter entre des effets transformant le son en son clair ou booster, puis on affecte des effets reverb, wah wah, chorus, flanger, etc.

Benjamin N’Kaoua nous a ensuite expliquer brièvement comment faire de bonnes compositions. L’option dit de « facilité » réside en le fait d’user des 4 accords magiques que sont La (mineur) – Fa – Do – Sol. Il faut savoir respecter les chaines harmoniques classiques avec sol majeur et do majeur. Il faut alors envisager l’harmonie des notes comme une science. Daft Punk avec leur nouveau succès « Get Lucky » utilise par exemple des accords déjà connu, mais tout leur talent réside dans le fait d’ajouter un côté funky et « sympa » à la musique. Pour Benjamin, composer c’est avant tout vouloir transmettre une émotion.

Un jeu à la fin de la conférence était proposé : celui de tirer au hasard des notes, notées sur des papiers, et de composer comme cela une musique. Une phase d’improvisation a ensuite été tentée et la vidéo d’un concert du groupe à la Rock School Barbey, diffusée. Ce fut donc une conférence originale et complète, permettant d’en savoir un peu plus sur l’univers de la musique.

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