Le Stop-Motion

Les bases du Stop Motion par Kévin ROLIN-BÉNITEZ – SRC-1

Conférence Stop Motion

Ce Jeudi 21 Mars 2013, nous avons assisté durant près d’une heure à une conférence traitant du stop motion. Un étudiant de notre promotion 2013-2014 animait cette présentation : Landy Razafindrabe.

Le stop motion, aussi appelé « go motion » ou « animation en volume » en français, est une technique d’animation visant à rendre vivant les objets, en donnant l’impression qu’ils se déplacent. Pour cela, un appareil photo est utilisé. L’appareil prend un cliché de la scène à chaque mouvement d’un personnage. Pour rendre le mouvement réaliste, vingt-cinq images par seconde sont nécessaires, mais il est possible d’en faire moins.

Après avoir expliqué le principe, Landy a évoqué le fait qu’Emile Cohl fut le premier à réaliser des courts-métrages en stop motion, grâce à son film : Les allumettes animées, crée en 1908. Tim Burton est un réalisateur moderne célèbre, à l’origine de nombreux longs métrages tels que l’Étrange Noël de Mr.Jack, James et la Pêche Géante ou plus récemment Frankenweenie dont un extrait de ce dernier a été présenté lors de la conférence. Wallace et Gromit est aussi une série populaire, à la fois constitué de courts et longs métrages, et réalisé par Nick Park.


Wallace et Gromit, le mystère du lapin-garou : un exemple de long-métrage en stop motion

Après avoir exposé le principe et avoir cité quelques exemples de films, Landy s’est attardé sur la technique. Avec une vidéo à l’appui, manquant peut être de commentaires de la part de Landy, celui-ci a cité les différentes étapes de la création d’un stop-motion.

Première partie du « Guide du Stop Motion », réalisé par Sony France

Dans le cas d’un court-métrage, il faut avant tout élaborer un scénario, le but étant de raconter une histoire. Landy a négligé cette étape lors de la présentation d’un stop motion d’une transformation d’un Transformer, passant de l’état de voiture à celle de robot. Il l’a ensuite comparé à une vidéo sur le même thème, réalisé par Mirasol Twins.

Vidéo réalisée par Mirasol Twins

Une fois avec une idée de film en tête, il est important d’établir un storyboard afin de savoir les poses dont on aura besoin de filmer, ainsi que de savoir dans quel ordre les monter. Une étape intermédiaire consiste à scanner ces dessins, pour les monter à l’ordinateur, et avoir une prévisualisation du futur rendu. La vidéo que nous a fait visionner Landy, « Le guide du Stop Motion », réalisée par Sony, précisait qu’il n’est pas nécessaire de faire les dessins de chaque mouvement. Pour le mouvement d’un bras se baissant, il suffit de dessiner sur la feuille une flèche vers le bas pour mimer le mouvement et savoir ce dont on aura besoin de prendre en photo. La magie du montage permet aussi de créer des boucles d’animations, et ainsi d’éviter de perdre du temps. En matière de stop motion, il est très important de minimiser la perte de temps.

Après avoir établit les storyboards, il faut préparer le matériel nécessaire à la scène afin de pouvoir capter les mouvements. L’étape de capture est la plus exigeante. Il faut s’assurer d’avoir un trépied, afin d’éviter les mouvements de caméra. Le moindre mouvement, aussi petit soit-il, peut tromper l’effet de déplacement. Il faut aussi avoir un éclairage permanent et homogène. Dans de nombreux courts-métrages réalisés par des amateurs, ce problème est souvent récurrent. Enfin, capturer un maximum d’images faites de petits mouvements permettra au montage, d’avoir une animation fluide et de qualité. C’est ce que l’on appelle l’animatic, c’est-à-dire la manière d’animer aussi correctement que possible le personnage ou l’objet.

La phase de montage permet de monter les différentes images qui ont été prises, en les faisant glisser sur une timeline. Elle permet aussi d’ajouter sons et musiques, ainsi que des effets (fumée, par exemple).

Vient ensuite la phase d’exportation, pour pouvoir ensuite publier la vidéo en ligne.

Bien qu’exposée de manière courte, la partie technique était intéressante. La partie qui a suivi consistait à réaliser un stop motion à l’échelle « humaine », en mettant en place une chenille d’étudiants, déambulant sur le plateau de la conférence. Une capture était prise à chaque mouvement. Une fois les prises réalisées, nous avons pu constater qu’il n’y avait pas eu assez d’images capturées pour permettre une animation fluide et réaliste. Néanmoins, certains films se servent de ce « problème » pour donner un effet de style à leurs animations.

Pour conclure cette conférence, un autre étudiant de la promotion, Romain Belis, tenait à nous présenter un court-métrage réalisé en stop motion qu’il avait réalisé en six heures de tournage. Il met en scène l’histoire romantique entre deux sucres, s’amusant dans une cuisine pour finalement fondre dans une poêle. Au final, le caramel qui est versé forme un coeur. Ce court-métrage, bien qu’ayant quelques problèmes de luminosité et de caméra, mettait bien en avant l’étude préliminaire d’une histoire à raconter, comme cité plus haut.

« Le Rire sucre les larmes » réalisé par Romain Belis et ses amis

Au final, malgré le manque de précision que l’on pourrait reprocher à la conférence, celle-ci a permis de faire découvrir une technique d’animation vraiment intéressante. Bien que le stop motion présente des défauts au niveau de la difficulté des captures à réaliser et du montage, il s’agit d’une technique d’animation fréquemment utilisée et ayant le bénéfice d’apporter un effet de style. Certaines publicités, comme une bien connu de Vivel Dop que Landy nous a présenté, exploitent aussi le stop motion. De par le succès des longs-métrages qui ont été réalisés via stop motion, cumulés à d’autres techniques d’animations (le compositing), le stop motion continue à fasciner de nombreux fans dont les vidéos sont nombreuses sur YouTube.

Une pub de Vivel Dop utilisant la technique du stop motion