Doossier réalisé lors du cours de société japonaise durant ma licence. Il s’agit d’une fiche de lecture de l’ouvrage : Hikikomori, ces adolescents en retrait,(2014, 216 pages, Paris, éditions Armand Collin), rédigé sous la direction de deux anthropologues, une pédopsychiatre et une psychanalyste : Maïa Fansten, Cristina Figueiredo, Nancy Pionnié-Dax et Natacha Vellut.

L’ouvrage présente le phénomène hikikomori à travers des réflexions de sociologues, anthropologues, psychologues et psychiatres japonais et français, et grâce à plusieurs cadres d’études réalisées après les années 2000, où l’on prend conscience de ce phénomène, pas seulement au Japon mais dans plusieurs pays du monde. Composé du kanji hiki 引き (se retirer) et kago篭cage (cage, enfermement), le livre nuance le terme d’hikikomori et loin des clichés qu’on peut lui porter, celui de l’adolescent rebelle reclus dans sa chambre et qui n’en sort pas, l’état d’hikikomori est bien plus complexe que cela et résulte d’une véritable souffrance psychique qui découle ensuite sur le physique, dans une époque où l’ère du numérique et des nouvelles technologies a profondément transformé les moyens de communications. Se détournant de leurs proches, ils abandonnent le système scolaire, rompent avec les liens sociaux, et refusent la plupart du temps toute aide de la part des psychologues ou bien de la famille.

Ce dossier tente d’expliquer leur émergence mais aussi leur présence en Europe.