Doossier réalisé lors du cours de pensée et société japonaise durant ma licence.

Le shintô 神道 (La voie des Dieux) fut pendant longtemps mêlé au bouddhisme sur l’archipel japonais et compte aujourd’hui plus de cent mille sanctuaires. Devenu religion d’État à partir de l’ère Meiji (明治 1868-1912), le shintô d’État perdure jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. La séparation envisagée restera cependant jusqu’à de nos jours, assez marquée. La traduction officielle du terme n’est rendue officielle qu’après la fin de la Seconde Guerre mondiale et vise à décrire l’ensemble des idéaux, des rites, et des institutions créées par le gouvernement dans une démarche nationaliste afin de légitimer le pouvoir de l’empereur du Japon en tant que divinité et d’affirmer l’identité nationale japonaise appelée kokutai 国体.

Au lendemain de Meiji, l’État décide de restructurer les sanctuaires et de faire une séparation nette entre le bouddhisme et le shintô. Cela provoque de nombreuses réactions mais lui permettent de nos jours, tout en conservant son aspect rituel, de se démarquer par des pratiques sociales nombreuses et variées, par toute la société japonaise.

Ce dossier essaye de répondre à la question suivante : comment le shintô s’est transformé à partir de Meiji et s’il s’est doté de nouvelles fonctions sociales ou même culturelles.